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Les Betsimisaraka (nombreux inséparables)
                Les Betsimisaraka constituent la deuxième plus grande tribu de Madagascar. Elle se situe sur la Côte Est entre Vohémar et Mananjary. Si les ancêtres des malgaches sont arrivés par le Nord-Est, la formation de la tribu Bestsimisaraka n'est intervenue qu'au début du XVIIIe siècle. Auparavant, les peuples de la région se dénommaient Tsikoa et Betanimena au Sud, Varimo au Centre et Anteva au Nord.

                Aux environs de 1720, Ratsimilaho (fils supposé du pirate Thomas White) aussi appelé Malato-Tom réussit à soulever les Antavaratra (ceux du Nord) et s'empara de Fénérive (Fenoarivo: où il y a 1000 guerriers). Ratsimilaho se donna alors le nom de Ramaromanompo (celui qui a plusieurs vassaux) et selon la tradition orale fit prêter un pacte de sang (fatidra) aux principaux chefs de tribus dans la presqu'île d'Ambitsika plus au sud de Maroantsetra et à 4 km de la ville de Mananara-Nord. Ils jurèrent de rester à jamais unis (tsy misaraka).

 
                Les habitants de Maroantsetra se sont appelés "Antimaroa" mais sont essentiellement issus de la tribu Betsimisaraka.
Les premiers habitants de Maroantsetra seraient des pêcheurs naufragés de la haute mer et auraient fondé leur village sur la petite colline d'Ambatomasina. Le village aurait pris le nom de Maroantsetra au XIIe siècle quand la communauté Anjoaty arriva dans la baie d'Antongil fuyant les guerres de religion dans la région de Vohémar. Cette communauté d'origine musulmane aurait alors donné au village le nom de Maroantsetra, dérivé de "Muara Aceh" (embouchure d'Aceh). Il s'agit ici de la troisième version sur l'origine du nom de la ville. (Cf. Histoire de Maroantsetra)

La vie des Betsimisaraka

                L'habitation traditionnelle des Betsimisaraka est construite à partir de matériaux végétaux. Le Ravenala (arbre du voyageur) est utilisé pour les parois et pour recouvrir les toitures. Aujourd'hui à Maroantsetra, les constructions en végétaux "falafa"sont très répandues mais les habitations en tôles et bétons sont également convoitées. Il subsiste également quelques cases créoles. La méthode de construction sur pilotis est également courante car elle assure une protection contre les débordements du fleuve Antenambalana et contre l'humidité.

                Le riz est l'aliment de base des Betsimisaraka et des malgaches qui sont parmi les plus importants consommateurs de riz au monde. Les villageois cultivent donc principalement du riz. Les cultures destinées à l'exportation (café, vanille, girofle, poivre, fruits...) se développent progressivement mais dépendent parfois des cours de matières premières.

                Les Betsimisaraka aiment la danse collective où balancement des hanches et lenteur du rythme rappellent les danses polynésiennes. Le peuple Betsimisaraka est connu pour sa nature généreuse et son accueil chaleureux.

Le culte des ancêtres

                Les ancêtres jouent un rôle important dans la vie quotidienne des malgaches. Selon Margaret "Lou" Brown, anthropologiste américaine trois croyances sont courantes à Madagascar. Les ancêtres influencent la vie des vivants, une identité sociale trouve ses racines dans les relations ancestrales et enfin un pouvoir ancestral émane des terres ancestrales.
Deux cérémonies sont courantes: le famadihana ou tsaboraha (retournement des morts) et le joro (communication avec les ancêtres).  Ces rituels impliquent traditionnellement festin et sacrifice de bétail. De nombreux fady (interdits) régissent la vie des Betsimisaraka dans la région comme celui d'éviter de parler de crocodiles vers Masoala ou encore fady de manger du sanglier.

Les Malgaches et la forêt

                Les Malgaches exploitent les ressources naturelles mais la vénération des ancêtres qui ont été hébergés par ces terres les incite fortement à la conservation de leur patrimoine. Ainsi, même dans les zones très peuplées de Madagascar, des forêts sacrées demeurent quasiment intactes, malgré le contexte général de dégradation de l'environnement par l'homme. Dans la région de Maroanstetra, l'île de Nosy Mangabe avait été sacralisée par la population bien avant  qu'elle devienne une "réserve spéciale".